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J'ai testé pour vous le formulaire de "droit à l'oubli" de Google

2 Juin 2014 , Rédigé par Skero

J'ai testé pour vous le formulaire de "droit à l'oubli" de Google

Le moteur de recherche a lancé, jeudi, un outil permettant à chacun d'obtenir le retrait de résultats qu'il juge inappropriés. Suivez le guide.

Chouette ! Pourrait-on enfin enterrer dans les tréfonds d'internet ce Skyblog de jeunesse ou cette galerie photo compromettante ? Le moteur de recherche Google a lancé, jeudi 29 mai, un formulaire permettant aux Européens de mettre en œuvre leur "droit à l'oubli" sur internet.

La firme américaine se met ainsi en conformité avec une décision de la Cour de justice de l'Union européenne, qui a reconnu, mi-mai, le droit au retrait de liens vers des pages internet comportant des données personnelles "inappropriées, hors de propos, ou qui n'apparaissent plus pertinentes".

Pour vous, chers internautes, j'ai décidé de tester ce service. Voici la marche à suivre et les résultats obtenus (ou, du moins, attendus).

1Identifier le bon lien

Dans son austère formulaire mis en ligne, Google commence par résumer, sans enthousiasme, sa mission dictée par la Cour de justice de l'UE : "Trouver un juste équilibre entre la protection de la vie privée des individus et le droit du public à accéder à ces informations et à les diffuser". Le ton est donné : pas question de tout supprimer et donc de vider le moteur de recherche de son contenu.

Après avoir indiqué mon nom et mon adresse mail, j'indique à Google l'adresse de la page web que je ne souhaite plus voir référencée. Pour les besoins de la cause, j'ai fini par trouver une page d'un site de rencontres, sur lequel je ne me suis jamais inscrit et qui me paraît donc "inappropriée". Je m'en explique auprès de Google, sans enthousiasme non plus.

2Montrer patte blanche

Pour s'assurer que je suis bien la personne concernée par la page web en question, Google me demande de joindre une copie d'une pièce d'identité. Il me suffit de cliquer sur un bouton du formulaire pour accéder aux fichiers de mon ordinateur, et ainsi joindre le document demandé.

Je coche ensuite une case pour certifier que les informations renseignées sont exactes. Facile - même si je me demande toujours si la page que j'ai signalée n'est pas celle d'un homonyme que je ne connaîtrais pas (enchanté, s'il me lit).

3Valider et envoyer la demande

Eh oui, c'est déjà fini. Il me suffit de dater, de signer (en l'occurrence, écrire mon nom) et de cliquer sur "Envoyer" pour terminer ma requête.

4Attendre, longtemps

Le plus dur commence : patienter jusqu'à une réponse de Google. Je reçois certes un message automatique, cinq minutes après l'envoi, mais son contenu ne me rassure guère quant à la suite des événements.

Si je comprends bien, le système de traitement des formulaires n'est pas encore "opérationnel". La pièce jointe évoquée dans le titre et dans le contenu du message que j'ai reçu est même inexistante. Comme les autres requérants, me voici donc à patienter dans la "file d'attente" de Google.

Il est vrai que, tout au long du formulaire, Google m'avait fait part de sa volonté de mettre en place la procédure "dans les meilleurs délais" et m'avait déjà remercié pour ma "patience". "Nous vous tiendrons informé lorsque nous débuterons le traitement de votre demande", était-il même indiqué. Dès que j'ai du nouveau, je vous fais signe en mettant cet article à jour.

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